•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

 

  •  

    Isabelle Giordano "Mon Coup de Cœur"Femme Actuelle

    Bienvenue dans le monde un peu fou de Didier Le Pêcheur, réalisateur prometteur.
    Pour nous sortir de notre train-train quotidien, Home sweet home met les bouchées doubles. Pas étonnant de la part d’un réalisateur qui a déjà semé la zizanie dans le cinéma français et qui a aussi décoiffé pas mal de nos chanteurs en signant les clips de Zazie, Johnny, Pagny, Obispo et quelques autres. Dans le monde de Didier Le Pêcheur, quand on a le mouron, ça se voit. Ainsi Claire (Judith Godrèche) traîne son mal de vivre avec ses vêtements gris et son bonnet sur la tête. En rendant visite à son père (Daniel Prévost) et à Gédéon (Patrick Chesnais), le meilleur ami de celui-ci, elle pense soigner son vague à l’âme. Quoi de mieux que de se ressourcer auprès de ses « parents »  quand on a des galères sentimentales et que l’on voit la vie en gris ? Va-t-elle regretter d’être revenue dans le cocon familial ? Sa route croise celle d’un flic (Alexandre Astier) un peu moins barjot que les autres, séducteur maladroit et, dès lors, finie l’enfance rose bonbon ; l’heure est aux révélations trash. Claire se retrouve confrontée à une mère volage, un secret de famille bine gardé et mille rebondissements rocambolesques. N’oublions jamais, comme le dit l’auteur, qu’aujourd’hui les sexagénaires ne sont pas toujours de gentils papys, ils ont été nourris de rock et de libération sexuelle, plus familiers de Jimi Hendrix et des Doors que d’André Verchuren. Le duo Chenais-Prévost pratique l’humour aigre-doux de Judith Godrèche est quasi méconnaissable, surprenante dans ce nouveau registre.

     
  •  

    Alain SpiraParis Match, du 20 au 26 novembre 2008

    Il y a trente ans, au décès de la femme d’Albert (Daniel Prévost), Gédéon (Patrick Chesnais), son meilleur ami, est venu avec lui pour l’aider à élever sa fille Claire (Judith Godrèche). La jeune femme, qui a fait sa vie ailleurs, revient voir les deux hommes après une longue absence. Son retour coïncide avec la mort suspecte du photographe local et l’arrivée d’un étrange flic (Alexandre Astier)… Didier Le Pêcheur sait instaurer, avec humour, une ambiance intrigante dont la clé de voûte est l’irrésistible duo Chesnais-Prévost en vieux garçons. Astier s’impose en charmeur mélancolique auprès de la séduisante Judith Godrèche. Un maître chanteur minable, des père peinards malmenés, un secret de famille explosif, voilà les ingrédients d’une agréable comédie policière à la saveur loufoque et à l‘arrière-goût chabrolien.

     
  •  

    Thomas ColpaertTélé 2 semaines, du 22 novembre au 5 décembre 2008

    Une petite ville, un mort encombrant, un lourd secret de famille et, au milieu, Claire, venue se ressourcer auprès de son père Albert, veuf, et de son vieux copain Gédéon. Ce trio dépareillé tisse un univers à la fois tendre, nostalgique et souvent très drôle. Une agréable surprise à l'ambiance décalée et explosive.

     
  •  

    Elizabeth GouslanMadame Figaro, samedi 15 novembre 2008

    Claire, jeune Parisienne journaliste à la télévision, connaît un blues soudain. Son fiancé la trompe sans la moindre culpabilité: elle décide de partir se ressourcer dans son village natal, à Saint-Amand-Montrond, province humide. Son père, Albert (Daniel Prévost, bougon), vit avec son plus vieux copain, Gédéon (Patrick Chenais, efficace). Ils ont décidé d'emménager ensemble il y a vingt ans. Le tandem a donc élevé Claire, qui a bénéficié de deux pères complices mais que tout oppose. Albert, adepte du costume-cravate, est conformiste, maniaque et pointilleux. Gédéon est un ex-soixante-huitard potache. Claire (Judith Godrèche, lumineuse) arrive le jour où l'on enterre un ami photographe d'Albert et Gédéon. Un policier parisien (Alexandre Astier, hilarant) enquête à Saint-Amand-Montrond: cette mort cache quelque chose. Un terrible secret de famille est en train de surgir. Claire est-elle bien la fille d'Albert? Le bienveillant Gédéon a-t-il vraiment rien à se reprocher? Cette petite chronique sucrée-salée est servie par un quatuor de comédiens en osmose.

     
  •  

    Laurence HalocheLe Figaro Magazine, samedi 15 novembre 2008

    C'est une affaire d'hommes dans une petite ville de province. Un père râleur, un tonton protecteur, un voisin mort mystérieusement, un commissaire parisien: tous semblent s'être unis pour faire basculer la vie de Claire venue cherche auprès des siens un peu de réconfort après un chagrin d'amour. Chez Didier Le Pêcheur, le passé est une bombe à retardement qui, dégoupillée par accident, éclate au visage, mais sans blesser vraiment. Grâce à un scénario qui multiplie les scènes cocasses et à des dialogues percutants, le réalisateur réussit à tourner en dérision une sombre histoire de paternité cachée. Patrick Chesnais et Daniel Prévost forment un duo de choc face à celui, drôlissime, formé par Raphaël Lenglet et Alexandre Astier (Kaamelott). Les seconds rôles sont parfaits. Une comédie de mœurs caustique et bien ficelée.

     
  •  

    Cécile MuryTélérama 3071, le 19 novembre 2008

    Après une déception amoureuse, Claire vient se reposer chez ses deux « pères », qui habitent ensemble depuis plus de trente ans, dans une bourgade tristounette. Albert et Gédéon ne sont pas un couple. Juste une paire de vieux copains qui ont perdu, il y a très longtemps, la seule femme de leur vie, la mère de Claire. Autour d'un vieux secret mal enfoui (qui est le véritable géniteur de l'héroïne ?), Didier Le Pêcheur (Des nouvelles du bon Dieu...) bâtit une comédie un peu somnolente, comme paralysée par la hantise du gag facile et de l'humour boulevardier. A la place, le réalisateur offre à chacun de ses personnages une partition discrètement loufoque, qui compense en partie la manque de rythme et d'aspérités du récit. Mention spéciale au duo Patrick Chenais-Daniel Prévost en papas poules atypiques, aussi rivaux qu'inséparables. Un drôle de film, au charme intermittent.

     
  •  

    Philippe ChevilleyLes Echos, le 18 novembre 2008

    Parents terribles. Une comédie policière déjantée, sympathique et inaboutie.
    Didier Le Pêcheur fait partie de cette nouvelle génération de réalisateurs aussi friands de cinéma que de télévision. Auréolé de son succès de « Bleus », la série policière « New-Wave » de M6 (dont il vient de tourner une deuxième saison), il nous livre sur grand écran un drôle de film, un petit bancal, mais plaisant, « Home Sweet Home ». En rupture avec son petit ami, Claire (Judith Godrèche) décide de faire un « break » en province chez ses parents – en l'occurrence Albert (Daniel Prévost), son père, et Gédéon (Patrick Chesnais), son meilleur ami, qui vit avec lui depuis la mort de sa femme il y a trente ans. Quand elle arrive «  at home », elle constate que les deux hommes sont comme d'habitude en train de se chamailler. Mais, cette fois, Gédéon paraît bien décidé à partir, alors que la mort suspecte d'un photographe défraie la chronique du village. Joubert (Alexandre Astier), un jeune policier de la capitale, mal rasé et blasé, est dépêché sur place pour enquêter sur l'affaire. Quel mystérieux secret de famille va-t-il mettre au jour?

    Le scénario, faussement dramatique, cultive l'humour pince sans rire. Didier Le Pêcheur a tenté le pari osé de marier les esprits malins de Claude Chabrol et de Bertrand Blier. L'intérêt du film repose sur cet entre-deux – le faux-vrai couple formé par Albert et Gédéon est savoureux; le policier, secondé par un délicieux crétin, Ladrun (Raphaël Langlet), a l'air peu concerné par son enquête, troublé par la belle Claire... qui n'a pas l'air fâchée de ses avances. Nonobstant quelques personnages secondaires bien frappés (le « corbeau », le barman, la banquière, la coiffeuse) le village est totalement désert. Les dialogues absurdes rythment des situations absurdes...
    Au final, le spectateur sourit plus qu'il ne rit, ne sachant plus sur quel pied danser. La faiblesse du film est de ne pas aller assez loin dans le décalage. Même à moitié réussi, « Home Sweet Home » est un ovni à découvrir.

     
  •  

    Fabien MenguyA Nous Paris, le 17 novembre 2008

    Jeune femme plaquée, Claire (Judith Godrèche) part se mettre au vert en province chez son père (Daniel Provost) et son « presque père », Gédéon, qui vit avec lui (Patrick Chesnais). Un « home sweet home » pas si paisible que ça car un policier mène l’enquête sur un « suicide », et un lourd secret de famille n’a pas été révélé. De quoi nous concocter une drôle de comédie policière douce-amère, au dénouement prévisible, certes, mais à la galerie de personnages savoureux et gouleyants.

     
  •  

    Christophe Chenalletwww.filmdeculte.com

    Après dix années de silence cinématographique (l’homme a cependant beaucoup œuvré pour la télévision), Didier Le Pêcheur (Des nouvelles du bon dieu, 1996) revient sur grand écran pour nous livrer cette petite comédie plutôt légère et sans esbroufe. Avec cette enquête en milieu provincial, dans un village quasi-fantôme où chaque protagoniste a plus d’un squelette dans le placard, le réalisateur de J’aimerais pas crever un dimanche n’ambitionne rien d’autre que divertir, détendre et faire sourire et réussi son exercice avec un joli brio. Même s’il ne s’agit ni de la comédie de la décennie ou même de l’année, ce "je ne sais quoi" vaudevillesque interprété par un très bon tandem taquin de chiens fous (Chesnais et Prévost), épaulé par deux zigotos décalés (Astier et Lenglet), suffit à accorder le crédit que cette comédie légèrement anormale est en droit de mériter. Rajoutons au secret de polichinelle qui dirige l’histoire une photo un tantinet austère qui donne ce cachet un peu intemporel ainsi qu'une atmosphère lorgnant aussi bien vers le cinéma d'Yves Robert que vers les documentaires Strip-trease de France 3. Du coup, en sortant de la projection, on aura tôt fait de se dire qu'il est toujours plaisant de voir qu’il y a encore des gens qui savent ne pas se ficher du public, écrire et raconter des histoires distrayantes sans artifices grossiers ni pétaradants et que ces histoires se suffisent simplement à elles-mêmes. Et rien que pour cela, Home Sweet Home mérite qu'on y jette un œil.

     
  •  

    Dimension Cinéma, novembre 2008

    Daniel Prévost et Patrick Chesnais jouent les vieux couples... Résultat: un sympathique film mi-polar, mi-comique!
    De caractères foncièrement opposés, Albert et Gédéon, anciens soixante-huitards, partagent la même maison depuis le décès de Suzanne, l'épouse d'Albert. Gédéon devait rester un mois pour épauler son ami, mais cela fait trente ans qu'il est là! Ensemble, ils ont élevé la fille d'Albert, Claire. Après deux ans de silence radio et quelques galères sentimentales, cette dernière débarque chez ses "parents" afin de se ressourcer et faire le point sur son existence chamboulée. Mais, hélas, la belle ne va pas trouver le réconfort escompté car, telle une bombe à retardement, un secret de famille va faire surface... Comédie, drame, romance sur fond d'enquête policière menée par Alexandre Astier... le réalisateur Didier Le Pêcheur mélange avec habileté les genres. Daniel Prévost et Patrick Chesnais forment un couple aussi improbable que jubilatoire pour nous faire passer un agréable moment.